Nav solo: ça commence à devenir sérieux…

Dans ces articles, nous faisons souvent l’éloge  des premiers vols solo, le fameux lâcher solo, l’instant où l’instructeur vous fait enchaîner trois tours de piste puis vous demande de vous arrêter devant le club afin de vous faire repartir seul pour la première fois ! Oui, c’est vrai que cet instant est important dans la vie d’un pilote.

Mais pour être tout à fait honnête, la première fois où nous partons vraiment tout seuls se poser ailleurs, loin de notre aérodrome chéri et préféré (celui où nous avons « limé » le bitume et le tour de piste), eh bien cette fois là, c’est peut être ce moment que nous retiendrons avant tout ! Après le briefing du fi, on prépare l’avion seul, on s’installe seul à bord, on part seul, et si pendant le lâcher tour de piste, on a la voix de son fi au bout de la radio si besoin, au cours de ce vol, plus de béquille ! Passé Sierra, je quitte la fréquence… on est TOUT SEUL ! Enivrant et flippant…

Cette semaine, deux de nos élèves ont réalisé cette première nav solo.

Daniel, la cinquantaine, et David, 16 ans, se sont « fait » LFNF, Vinon sur Verdun, en douce, tranquilles Émile… depuis Gap, le long de la Durance, peu de chances de se perdre, mais deux terrains à fort trafic planeur en déroutement, Sisteron et Saint Auban, et Vinon, 6 pages de carte vac pour comprendre où ne pas se poser et une zone interdite en prime, Cadarache, où on construit Iter.

Daniel confirme : « Dans la vie d’un élève pilote, si le premier lâché constitue un événement majeur, la première nav solo n’a certainement rien à lui envier ! En effet, pour la première fois, on ressent cette liberté complète de pouvoir voler d’un point à un autre en quittant le « nid » que représente l’aéroport de nos tours de piste ! Pour le première fois, on ressent aussi cette même liberté aux commandes rendue effective par l’absence de l’instructeur, liberté qu’il faut cependant tempérer par l’obligation de devoir tout gérer tout seul : altitude, puissance, symétrie, cap, log de nav, radio, mais quel plaisir mes amis ! »

F-GDET 120cv pris par Daniel à Vinon.

 

David: «  Pour ce qui est des sensations, c’est juste génial, une liberté inexplicable avec un sentiment de légèreté! On se croirait en Dreamliner sur un Abu Dhabi-New-York! »

Tiens, voilà le vol du cdb sur 787….heu…non, David, tu es encore sur DR400…! Tu nous rappelleras de publier celle sur 787 dans quelques années! On compte sur toi!

Gap-Vinon, Abu Dhabi-New-York, même combat! David a raison, et son enthousiasme est rafraîchissant ! Prochaine étape, les garçons, la grande nav 150nm, encore un peu de travail, et le PPL en vue. Bravo et ne lâchez rien!

ps: merci pour les images et films et respect  aux instructeurs Jean-Pierre Antonpiétri et Serge Boichot

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