Nicolas, un come back LFNA en famille !

Une rumeur a circulé dans le hangar, récemment.. Nicolas Lescuyer, remorqueur à l’aca il y 7 ans, serait de passage dans son club de cœur !

Quelques instants avant son arrivée, de façon totalement fortuite, Jean-Jacques et quelques autres, nous discutions des anciens pilotes remorqueurs qui avaient réussi à trouver un job dans l’aérien. les 8/10 derniers sont tous en ligne, c’est une immense satisfaction de voir un  » petit  » club comme le notre avoir œuvré à la formation ou la montée des heures des futurs pilotes de ligne et militaires !

Nicolas est donc passé, et son sourire n’a pas changé ! Accompagné de sa charmante épouse Marie et de… Marius et Ysée, nous avons évoqué quelques souvenirs bien sûr, les aléas machine, les départs et arrivées des hommes et femmes du club mais aussi de ses espoirs de reprendre le manche d’un tagazou à hélice !

Nicolas avait pratiqué aussi beaucoup de voltige aérienne, et ce n’est pas aux commandes de son E-Jet Embraer 190 qu’il aura ce plaisir… enfin souhaitons-le pour ses passagers et sa carrière chez Hop et très bientôt chez AirFrance !

Nous pouvons être sûr d’une chose : sa passion pour l’aéronautique est constante et…. héréditaire ! car à voir les yeux de Marius regarder passer les avions et paras, et à monter dans le cockpit de ZP, le gène aéro est bien passé !

 

Nicolas, plein de bonnes choses pour toi et tes proches Tu seras bien évidement toujours le bienvenu à Tallard où tu n’as laissé que de bons souvenirs !!

IU and the Queen

L’aéroclub alpin a une longue, longue histoire… 6 Aout 1930… et très prestigieuse aussi !

Des membres connus, des administrateurs célèbres, des passagers renommés, le club en a accueilli beaucoup ! bon, ok, certains connus seulement sur le bassin gapençais…

Mais un personnage de cette envergure, de ce charisme, à la renommée intercontinentale… jamais, de mémoire, nous n’avions eu ce plaisir.

C’était une belle matinée de l’été 1990. Le ciel était aussi bleu qu’il peut l’être dans notre coin. La brise du sud était régulière, un petit 8/10 kts. Le secrétaire personnel de ce personnage célébrissime était à peine décoiffé par ce petit air. Robert Huet avait déjà son vieux cuir PN (personnel navigant) usé par les longues heures dans le cockpit de très nombreuses machines.

Et elle apparut au pied du F-GEIU… passa son sac à Robert et grimpa d’un coup sur l’aile !

Le photographe immortalisa ce moment, où la Reine d’Angleterre vola à bord de notre avion emblématique IU ! (oui, IU était bleu à l’époque ! )

Robert ne nous a pas révélé comment il s’était retrouvé à promener sa gracieuse Majesté dans notre ciel haut-alpin, mais il nous a laissé entendre que  » The Queen  » était venu régler quelques affaires personnelles dans les environs.

Malgré une fin de soirée alcoolisée, il ne livrera pas le secret… mais certains esprits imaginatifs laissent entendre que la Reine aimait beaucoup la région et un de ses  habitants !

Mais nous resterons discrets sur la vie personnelle de la reine et nous contentons de ces deux clichés qui ont fait l’histoire du club et les souvenirs de Robert…

Robert, comme sur Crusader !

Robert Huet, 81 étés, ne perd pas la main ! Toujours breveté PPL, il garde la main ferme et l’œil vif ! Une très longue carrière aéronautique, Robert !                                                               Il y a quelques jours, au retour d’un vol de contrôle avec un FI du club, nous nous croisons dans la salle pilote  » l’Hélice  » à l’aéroclub alpin, il me demande alors si ça me dit de l’accompagner à Avignon mais a besoin d’un compagnon breveté, histoire d’assurer le coup.

N’ayant pas vu le Ventoux depuis quelques temps, banco !

Nous nous retrouvons au club ce samedi matin, la nav déjà prête, un aller en ligne droite, Gap-Tallard vers Avignon et son point d’entrée Est, l’Isle sur la Sorgue, un « touch » et retour à Gap via la Motte Chalancon. Météo, Notam, prévol et c’est parti !

Robert, c’est le plus vieux pilote du club. Une carrière commencée dans les années 50 dans la Royale, la Marine Nationale, où il est breveté pilote de combat en 58. Une première période achevée en 62, les engagements sont courts en ces temps-là…. avant une deuxième période qui le motive pour  être pilote du Vought F8 Crusader !

 

 

 

 

Son expérience, Robert la mettra au service de l’aéroclub alpin depuis 1963, comme Flight Instructor, FI, formant des dizaines de pilotes au brevet de pilote privé, et au vol montagne, sa grande passion !  Avec toujours une anecdote sur sa vie militaire ou un vol mémorable, comme celui qui amena un atterrissage en patrouille de DR400 à l’Alpe d’Huez !

Robert m’avait lâché sur les DR du club en 2005, intransigeant sur les horaires de décollage, et une richesse d’apprentissage et de perfectionnement incomparable !

Comme on peut le constater, la main est ferme sur le manche,  la finale est stabilisée et l’atterrissage un non-évènement.

Quand tu veux, Robert, pour la prochaine… qui est programmée bientôt d’ailleurs !

 

Merci à Denis pour la recherche documentaire !

Sollières : un terrain de montagne

Retour sur un vol montagne de Jean-Yves Masse, à Sollières ! La montagne, ça vous   gagne !

Comment concilier pilotage de précision et paysages à couper le souffle ? Le vol montagne peut vous apporter tout cela.

Merci Marie-France pour le transfert des docs !

 

 

 

l’aéroclub alpin : une grande famille aux quatre coins (…) du ciel

Le club a fêté, il y a un an, son 90ème anniversaire, preuve d’une certaine persévérance…    et il a essaimé des pilotes depuis un quasi siècle partout au monde. Récemment, ces 10 dernières années ont vu de nombreux pilotes privés formés au club rejoindre les rang professionnels. Et quand deux pilotes passés par le club se retrouvent dans le même cockpit d’un avion de ligne, cela donne ça !

 

 

 

 

 

 

 

 

Pascal et Jacques-Yves, dans un cockpit AirFrance… anciens remorqueurs au club !

Et quand on a volé à Tallard, certains ont toujours une petite pensée pour leur club formateur, n’est-ce pas Suliman (lui aussi remorqueur de planeur) qui a tenté d’appeler le 119.10 tallardien depuis le cockpit de son 737 Ryanair !

 

 

Alexis et l’aéronautique, une passion totale !

Nous vous annoncions, en guise de feu d’artifice, le brevet PPL obtenu le 14 juillet par Alexis Thermed, brillant jeune homme totalement impliqué dans l’aviation.

Prenons le temps maintenant de revenir sur son parcours car il est révélateur d’une passion chevillée au corps et au cœur, alors que sa famille n’évoluait pas du tout dans ce milieu !

Agé de 26 ans, quasi 27, Alexis et l’avion, c’est une histoire qui a commencé tôt…                    à 2 ans et probablement pas toutes ses dents, Alexis vole en Cessna 206 hydro en Norvège… Bon, il y a pire comme début de carrière !                                                                    Mais le garçon en a été sûrement marqué car les études seront très vite orientées aéro, une licence chez nos voisins tallardiens de Polyaéro, Alexis part travailler deux ans à Toulouse (ahhh Toulouse , la ville rose et son bassin d’emplois aéro de rêve !) pour un sous-traitant de …. Airbus, of course, sur la chaine d’assemblage de l’A350.

 

 

 

 

 

 

 

Puis une demande de mutation est acceptée vers Marignane, toujours pour la grande boutique mais coté Airbus Hélicoptère, anciennement Eurocopter. Alexis s’occupe maintenant du SuperPuma et revient dans sa région d’origine, natif de Cannes.

 

 

 

 

 

Alexis reviendra finalement à Tallard, avec une embauche au bureau technique de HDF, un des principaux opérateurs de voilures tournantes en France, bien connu des passionnés de vélo ou de rallye car HDF supporte le Tour de France cycliste et le Dakar.

 

 

 

 

Il commencera son PPL à Aix en Provence, lâché sur Cessna 150 puis arrivé sur Gap, Alexis sera relâché sur DR400 par Jean-Yves Masse qui complètera sa formation. Alexis réussira son brevet le 14 juillet dernier lors d’un test réalisé par Frédéric Louette.

Comme Alexis le dit lui-même,  » on peut dire que j’ai fait deux lâchers ! Mais quel kiff de voler seul !  » On peut aisément le croire, deux lâchers n’est pas courant surtout sur deux machines si différentes mais le but ultime est bien sûr de voler seul, pouvoir emmener sa famille, ses amis, découvrir ce qui l’a fait travailler toutes ces années !

Sa première nav solo fut pour … Aix bien évidemment, voir le terrain de ses débuts et y revenir seul maitre à bord !

Le parcours n’est naturellement pas clôturé, loin s’en faut, car Alexis, comme tant de passionné, peut imaginer une suite professionnelle dans le pilotage. Coté job, il ne se limitera pas au bureau technique mais pourquoi pas aussi à la maintenance…

Quand nous vous disions que Alexis avait une passion dévorante !

A quelques jours de son 27eme anniversaire, permettons-nous de te souhaiter plein de bonnes choses, et surtout des jolis vols autour de Gap voire beaucoup plus loin, toujours prudemment bien sur ! Encore Bravo Alexis !

Xavier… Alexis… La valse des brevets continue !

Oui, nous vous avions annoncé une année riche en brevets, lâchers…

Deux petits nouveaux récemment, Xavier Contal a obtenu son LAPL, infos à suivre…

et Alexis Thermed son PPL :  formé par Jean-Yves Masse, testé par Frédéric Louette !

Là aussi, juste une petite photo pour vous faire patienter avant d’en savoir plus sur nos deux pilotes !

Bravo à vous deux !!!

Reconversion militaire…souvenirs d’un pilote du club

Les « ingénieures ».

Chez Sogitec l’ambiance est jeune et très studieuse. Le travail est fait sérieusement et j’apprends encore à me comporter, à parler et à penser « en civil ». De temps en temps : ça blague !

Un jour, dans une enveloppe « navette », je reçois par « courrier officiel » une page découpée dans le Nouvel Obs. Il s’agit d’une BD dont l’histoire raconte les malheurs des victimes des incendies de forêt dans le Var. Le dessinateur propose d’utiliser des avions de chasse pour éteindre ces incendies. Pour que la mesure soit prise au sérieux par les militaires, il explique qu’il suffira de dire aux pilotes que leurs réservoirs pendulaires, remplis d’eau, contiennent du napalm et qu’il faut les larguer sur des camps de réfugiés.

Un « sticker » est sur la feuille. Il porte ces quelques mots : « Qu’en pense le commandant ? ».

Je sais que l’enveloppe vient de l’étage supérieur et que le texte a été écrit par une « ingénieure » de l’équipe. Je suis certain qu’elle attend et guette ma réaction, et qu’une grande partie de « l’étage des jeunes » est complice. Bien embêté, je cherche désespérément une réponse à la fois crédible et drôle mais je n’en trouve pas. A force de triturer la page du journal en même temps que mes méninges, je finis par la retourner.

C’est le miracle. Au verso de cette fichue page on peut lire les petites annonces de rencontre « et plus si affinité », bien connues du Nouvel Obs.

La réponse est toute trouvée. Par courrier rapide je fais transmettre à l’« envoyeure » sa BD coté « pile », avec un petit papier sur lequel est marqué : « Je ne suis pas certain d’avoir bien identifié ton annonce, mais la réponse est oui. Quand tu veux, où tu veux ».

Et j’attends…

Entrainement au simulateur…souvenirs d’un pilote du club

Un peu de détente : L’entraînement au simulateur.

Après avoir abandonné mes galons, pendant 6 ans j’ai participé à la définition et à la mise au point des premiers simulateurs que fabriquait Sogitec, pour Dassault.  Ancien militaire, ancien pilote, je suis un des plus âgés de l’équipe, un des plus écoutés aussi car je fais beaucoup de briefings et de formation générale sur des sujets aéronautiques, nouveaux pour la plupart de mes collègues.
Sur notre premier simulateur capable de ravitaillement en vol, l’ingénieur chef de projet, non pilote, « enquillait les doigts dans le nez ». Ancien des F-100 et qualifié au ravitaillement, j’avais beaucoup de mal à réussir l’exercice et je lui demandais souvent de modifier les gains dans les commandes de vol et dans la corrélation avec la visu, pour essayer de retrouver des sensations connues. Un jour où le ton avait commencé à monter, avec toute la délicatesse dont peut être capable un ancien militaire je lui ai dit :
– la différence entre ton simu et un avion est comparable à celle qui doit exister entre une poupée gonflable et la plus belle fille du monde, celle qui compte pour toi.
Il m’a répondu :
– prouve moi ce que tu viens de dire.
A ma grande honte, je n’ai pas pu trouver d’arguments précis. Tous mes camarades pilotes appelés à la rescousse avaient une bonne expérience des avions, des simulateurs, et des plus belles filles du monde. Aucun n’a pu, su ou voulu, me renseigner sur les poupées gonflables…

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