Guerre froide…souvenirs d’un pilote du club

Guerre froide et ADIZ, reconversion.
Souvenirs de jeunesse, en complément du livre de Vincent : « En vol sous le rideau de fer ».

 

Peu après la fin de la deuxième guerre mondiale, pour empêcher la fuite de leurs habitants vers l’Europe de l’ouest, les pays du bloc soviétique ont mis en place des barrières à leurs frontières. C’est le rideau de fer.
Au sol, des tranchées, des fils de fer barbelés, des murs et des miradors, rendent ces barrières pratiquement infranchissables
En l’air elles sont très bien gardées aussi, par des avions de chasse.  Aucun avion militaire occidental n’a donc le droit de les franchir, et trois couloirs aériens permettent de rejoindre et d’alimenter Berlin ouest. Pour limiter les risques de franchissement, l’ADIZ (Air Defense Identification  Zone), une zone tampon d’une cinquantaine de kilomètre de large longe le rideau de fer. Pour pénétrer dans cette zone tout avion  doit en avoir reçu l’ordre, ou l’autorisation après avoir fait une demande motivée. Il sera sous le contrôle rigoureux des alliés, c’est à dire des Américains, tant qu’il restera à l’intérieur de cette zone.
Pour tester la réactivité des forces en présence, de temps en temps des avions font mine de vouloir franchir le rideau de fer et chacun note le temps que met le camp d’en face pour faire décoller ses avions en alerte…
De même, pour éviter un incident diplomatique, il n’est pas rare que les avions d’alerte alliés aillent chercher un de nos avions, en panne ou imprudent, qui longe le rideau de fer d’un peu trop près.

 

Au début des années 70 nous avons reçu les premiers « Martel », des missiles anti radar. L’autodirecteur (la tête chercheuse) de ce missile permet de détecter le rayonnement d’un radar à grande distance et de localiser l’émetteur. En survolant l’Allemagne de l’ouest nous pouvons donc écouter et localiser les radars du bloc soviétique.
Dans cette configuration le pilotage du Mirage III demande beaucoup de doigté pour maîtriser les 800 Kg supplémentaires avec le lance-missile, plus la traînée.

Au décollage, après avoir demandé à la tour de mettre la barrière d’arrêt sur « manuel » pour neutraliser son relevage automatique, la préoccupation du pilote est l’accélération au sol. Sa main gauche, qui bloque la manette des gaz à fond en avant, a trois doigts tendus, face aux poussoirs de « largage détresse » des charges extérieures, au cas où. Sa main droite se fait très sensible pour bien positionner le manche, en souplesse et avec précision. La vitesse de décollage est supérieure à 200 kt (370 km/h), car il n’y a pas de dispositif qui permette d’augmenter la portance de l’aile. L’accélération est juste suffisante et les réservoirs pendulaires de 1700 litres ne sont pas largables au sol. L’été, sur une piste standard, cette vitesse est atteinte à 200 mètres seulement de l’extrémité du béton. La « marge d’erreur » pour la manœuvre est réduite à 2 secondes et à Ochey, où la piste monte en direction du sud, les décollages sont interdits dans cette configuration quand la température au sol  dépasse 30°c.

Tout doit donc bien fonctionner sur ce mono réacteur et la rentrée du train doit se faire en souplesse, car l’avion vole « en équilibre sur une tête d’épingle ». Comme le disait un de mes bons camarades :

– Tu pousses sur le manche, tu descends, tu tires sur le manche, tu descends.

L’atterrissage est délicat lui aussi, car l’avion est toujours lourd et traîne beaucoup.

Je me souviens du seul vrai conseil que nous donnions aux pilotes expérimentés qui volaient pour la première fois dans cette configuration :

– à l’atterrissage, ne te poses pas de question. Après le « break », quand tu arrives « vent arrière » tu rentres les aérofreins, tu mets plein gaz, tu sors le train et tu gardes plein gaz jusqu’à ce que, dans ton dernier virage, tu soies à 90° de la piste. C’est seulement à ce moment là que, si tu te sens vraiment haut, tu peux réduire un peu. Si tu sens que tu passes un peu bas, remet les ailes horizontales, enclenche la P.C., rentre le train et représente toi pour un nouvel atterrissage.

 

Au cours d’un de ces vols un de mes camarades a vécu une drôle d’aventure.
Contrôlé par un radar situé en Allemagne de l’ouest, il vole à haute altitude (plus de 10.000 mètres) à la recherche d’un radar de fabrication soviétique, du coté de l’Allemagne de l’est ou de la Tchécoslovaquie, quand soudain il perd le contact radio avec le radar qui le contrôle. Qu’à cela ne tienne, il branche son TACAN, un émetteur de radio navigation, sur la fréquence de celui de Nancy sa base de rattachement. Après avoir vérifié l’indicatif de l’émetteur il suit la direction que celui-ci lui donne pour rentrer à sa base. Mais curieusement et malgré plusieurs essais, il n’arrive toujours pas à entrer en contact avec les radars de circulation aérienne alliés et il commence à se poser des questions. Pilote expérimenté il vérifie son système de navigation où tout parait normal, jusqu’à ce qu’il se rende compte que le soleil n’est pas là où il aurait dû se trouver. A partir de là tout devient plus clair dans son esprit. Il fait demi-tour car il se dirige vers l’est, et continue sa navigation à l’aide du petit compas de secours, une simple boussole qui baigne dans du pétrole !
En réalité, non seulement son système de navigation précis et sophistiqué était en panne, mais il se dirigeait vers une balise située en Tchécoslovaquie qui émettait, volontairement et plus fort, sur la même fréquence que celle de Ochey. Heureusement, nous étions avertis de cette manœuvre pour attirer nos avions de l’autre coté du rideau de fer, pour les étudier de près tout en créant un incident diplomatique.

Un soir, en entraînement aux interceptions radar de nuit, le radar de défense aérienne qui nous contrôle demande notre autonomie restante. Je lui annonce : 30 minutes.

Quelques secondes plus tard il me répond que notre mission d’entraînement se transforme en mission réelle de « reconnaissance d’un inconnu ».
Après prise en charge du jeune équipier par l’approche de Nancy, puis changement de fréquence et changement de contrôleur, je reçois l’ordre d’aller reconnaître un intrus qui arrive de l’est, qui ne répond à personne et qui s’est écarté des voies aériennes. En m’approchant discrètement par l’arrière et en dessous, j’identifie un quadri-turboprops de fabrication soviétique. Le contrôleur me dit d’aller le regarder de plus près sans me faire voir, et de transmettre son immatriculation. J’éteins tout dans ma cabine et à l’extérieur. Je m’approche à une trentaine de mètres par dessous, puis remonte doucement sur le coté du quadrimoteur. C’est un Illyouchine 18. Je vois très bien les passagers à travers les hublots, mais il fait trop sombre pour lire l’immatriculation de l’avion ou pour définir sa nationalité.

Après cinq minutes en patrouille lâche, l’avion de Permanence Opérationnelle (PO), armé, a le contact radar et visuel. Il prend la relève. Le radar me donne l’ordre de rentrer à Nancy alors que nous nous dirigeons vers une zone sensible et interdite de survol (Valduc).

Je n’ai pas pu savoir comment l’affaire s’est terminée, qui était cet avion, s’il a été arraisonné, et s’il était équipé de capteurs d’observation perfectionnés.

Ces années là nous montions souvent la garde en patrouillant dans les filets d’air qui bordent le rideau de fer et j’avais été très choqué quand, en période électorale, un tract du PS était arrivé dans ma boite à lettres. Il y était écrit « Regardez comment les militaires sont traités dans les pays gouvernés à gauche, regardez comment vous êtes traités chez nous et vous saurez pour qui voter… ».

L’eau a coulé sous les ponts, un avion russe a pu survoler impunément le port de Toulon quand le ministre des transports était communiste, le rideau de fer est tombé mais, comme dit le proverbe : Chat échaudé craint l’eau froide !

Quelques années plus tard, civil, je me suis pratiquement fait traiter d’assassin par un collègue de travail. Un Boeing de Koréan-air venait de se faire abattre, en toute connaissance de cause, par un chasseur soviétique. Comme nous n’étions pas seuls devant la machine à café j’ai simplement dit :
– imaginez qu’en ce moment un « Flash Info » annonce : La base sous-marine de l’Ile Longue est détruite, la ville de Brest est en flammes. Une bombe de forte puissance vient d’être larguée d’un avion de ligne qui a quitté sa route au lieu d’atterrir à Roissy. Le pilote de chasse qui l’avait intercepté n’a pas voulu exécuter l’ordre de destruction qui lui a été donné, parce qu’il y avait des passagers à bord…

 

Qu’aurais-je fait si, en France, j’avais été placé dans la situation du pilote soviétique ?

Pendant ma période « en fonction », après avoir respecté toutes les procédures et sommations réglementaires, j’aurais certainement obéi et tiré. Probablement avec tristesse et sans états d’âme, par devoir et par honnêteté vis-à-vis des concitoyens qui m’avaient confié leur défense.

Quarante ans plus tard, très réservé sur le bien fondé des critères, souvent à géométrie variable, utilisés dans l’application du « Principe de Précaution », je ne tirerais peut-être pas. Ou alors de très très près, sur un moteur par exemple, en espérant ne pas «traiter à titre préventif» des passagers innocents, et des victimes potentielles au sol.

Je n’ose pas imaginer ce qui aurait pu se passer dans la tête d’un responsable de l’USAF qui, le 11 septembre 2001, aurait envisagé de faire détruire un des avions piratés, et dans celle du pilote à qui cet ordre aurait pu être donné…

Un petit tour en Spit?

Il y a quelques mois, le « time over target » juste respecté pour passer entre les restrictions internationales des vols commerciaux, notre chef pilote et ami Serge est parti voler en Sptifire! Une plongée dans le temps pour ce grand passionné d’histoire aéronautique et fan, comme beaucoup entre nous, du « Grand Cirque » de Pierre Clostermann!

Welcome to Beggin Hill…Ready to take off?

Photos vidéos et montage Léo Boichot.

Aca: nettoyage de l’été

 

 

 

 

 

 

 

Grande journée de nettoyage du club, traditionnellement au printemps , mais un peu décalée cette année ! Une belle équipe de nettoyeuses et nettoyeurs s’est réunie tôt ce matin, pour éliminer les toiles d’araignées, couper les abords herbeux, vider et nettoyer poubelles, aspirer…. petit reportage en image:

un grand merci à Marcus ( venu dès potron-minet en tenue de combat pour s’attaquer aux ronces) et Kevin ( pour la finition) pour le débroussaillage extérieur,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Béatrix et Marie France pour la cuisine,

 

 

 

 

 

 

Jean Paul, Paul Henri, Bruno, Jean Yves, Alain, Tom, pour le hangar,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Daniel pour, entre autres, les poubelles,

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Robert pour l’atelier,

 

 

 

 

 

 

Denis pour les réparations en altitude et les transferts à la déchèterie avec François.

 

 

 

 

 

 

 

Hélène pour les sanitaires.

 

 

 

 

 

 

Evidemment, tout cela se termine par un barbecue !!

 

 

 

 

 

L’anniversaire du président fut aussi salué, avec modération comme il se doit !

L’absence de certains habitués a été remarquée, pour des excuses plus que douteuses, des accidents très opportuns, des vols inopinés en Corse…tout cela est bien noté et nous vous avons conservé un peu de boulot…! 😂

Pour info, notamment les nouveaux au club et ceux qui auraient oublié le règlement intérieur, un petit coup de main bénévole fait parti de nos obligations d’adhérents. Autrement dit, on vous attend à la prochaine !

Encore Merci à toutes et tous !

PPL: Amar complète la moisson 2021 !

La récolte des brevets PPL a débuté tôt cette année, à l’Aéroclub Alpin, avec Hugo en février, première réussite dans une période compliquée. Puis Louis a poursuivi en mai, décrochant son brevet lui aussi dans la foulée d’un xième déconfinement.

Mais ce début d’été voit les réussites s’accélérer !

Amar Hidoud, titulaire d’un brevet de pilote de planeur et vélivole  au club depuis quelques années, s’est mis en tête de valider sa pratique aérologique par un brevet de pilote privé version « avion ». Le vélivole étant par nature un très fin pilote, enroulant les pompes (ascendances thermiques permettant de rester en vol) et surfant sur l’onde (masses d’air en déplacement en altitude), la pratique du vol moteur nécessite quelques apprentissages supplémentaires dont un enseignement de la  navigation de plus longue distance, une pratique de la radiocommunication avec les organismes de la circulation aérienne sans commune mesure avec le vol à voile, une gestion aussi de l’autonomie en carburant.

Il est exact que le vol à voile est une pratique très accessible aux plus jeunes, et aux moins argentés, où le silence n’est perturbé que par le glissement de l’air contre le planeur, et le site de Tallard est très bien adapté, entre Dévoluy, Ecrins, Queyras, Ubaye ou Mercantour, sites mythiques pour la pratique sans moteur.

Mais il arrive aussi que ces pilotes transitent vers une aviation plus complète, et Amar a parfaitement réussi son passage ! Côté planeur, Amar sera formé à Salon Eyguières et lâché campagne à Tallard par Samuel Dupland, puis transformé au vol moteur par Serge Boichot, et testé par Frédéric Louette.

Félicitations à toi, Amar, nous comptons sur toi pour exploiter toutes les pompes locales pour travailler ta vitesse verticale et nous les enseigner !

Encore bravo et bons vols prudents !

Aca Brevet d’Initiation Aéronautique : promo 2021 à 100 % !

Bruno Cheruy (ici à gauche lors d’une remise du Colibri d’Or, remis par Alain Bondon, président) est un homme sage et résilient : depuis une quinzaine d’années que votre rédacteur participe aux réunions mensuelles du Conseil d’Administration de l’association tallardienne, jamais Bruno n’éleva la voix pour signaler que les présidents successifs ne lui avaient pas donné la parole !

Car Bruno a pourtant un rôle essentiel dans la transmission de notre passion : titulaire du certificat d’aptitude à l’enseignement de l’aéronautique, il coordonne la section BIA depuis bien longtemps. Il organise chaque année le programme pédagogique, la répartition des cours entre plusieurs intervenants (instructeurs avion et planeur, animateurs) pour caler le lourd programme : connaissance de l’aéronef, mécanique du vol, navigation, météo, histoire de l’aviation, anglais aéronautique sont les 6 thèmes abordés pendant cette année de cours destinés aux élèves des collèges et lycées du gapençais.

Bruno, et ses assesseurs,  grâce au soutien du Collège Mauzan qui (hors période pandémique) prête une salle une fois par semaine entre nov et avril, donne les cours en vue de l’obtention de ce fameux brevet, ouvrant la porte des métiers de l’aviation à de jeunes passionnés.

le BIA est reconnu bien sûr par l’éducation nationale, en particulier pour les dossiers d’entrée en collèges et lycées techniques option «maintenance aéronautique» mais aussi comme preuve de l’intérêt ancien de l’enfant pour ces sujets, intérêt qui fera la différence lors de son futur parcours d’élève pilote militaire ou civil. La base de connaissance acquise est d’un très bon niveau, exigeant des prétendants un vrai travail de compréhension et de mémorisation.

Cette année, les conditions sanitaires ont contraint Bruno, accompagné de Bernard Courtois et Laurent Ramirez, à donner les cours au sein du club, en contact direct avec la vie de l’aéroclub. Quoi de mieux pour découvrir les subtilités d’une contrainte aérodynamique que de voir l’avion juste à côté?

Les trois prétendants Evann, César et Aloïs ont volé aujourd’hui 23 juin sur Robin DR400 160cv F-GEIU avec Jean-Yves Masse, instructeur, pour fêter leur réussite commune. Les trois ont réussi leur BIA, Evan et César avec mentions, et ce vol leur a permis de réunir la théorie, acquise dans l’année, avec la pratique du pilotage aux commandes, en place gauche, la place du pilote.

Bruno et ses instructeurs sont à associer dans ces très belles réussites, œuvrant de manière totalement bénévole à la transmission des choses de l’Air !

Rendez vous, Bruno, pour la réunion d’information en oct 2021, en vue d’une promo 21/22 moins perturbée par les événements sanitaires, espérons-le. Et si, lors du prochain CA, nous commencions par le BIA ? Ce ne serait que justice!

Water salute: nouvelle version !

Nous vous avons raconté l’histoire du « water salute » récemment, ce salut amical réservé aux bons moments de la vie de votre aéroclub préféré. Uniquement destiné à fêter un lâcher en solo, une grande nav, ou bien sur un brevet. Nous vous avions dit que la technique doit être infaillible, discrétion de l’arroseur, béatitude de l’arrosé encore dans son jus d’adrénaline et d’endorphine, temps acceptable et fraîcheur de l’eau garantie, pour que le geste soit reconnu comme mémorable.

il faut aussi que le vidéaste soit synchrone, et le petit dernier salut humide tomba sur Paul Henri Schnell, âmes sensibles s’abstenir !

Bravo Paul Henri pour ce moment !

Paul Henri est l’élève de Laurent Ramirez, instructeur et professionnellement, pilote de ligne. Comme toutes et tous ces derniers mois, la formation subit les contraintes sanitaires et le mérite des élèves et instructeurs n’en est que plus grand. La patience est La Vertu cardinale !

 

Tiens, en parlant de patience, écoutons Paul Henri nous décrire ce vol :  «C’est  une sensation de liberté totale, aucune appréhension car Laurent est un instructeur extraordinairement patient ! L’envie de me retrouver seul dans l’avion, le fait de savoir que Laurent n’était pas là pour éventuellement rectifier une erreur, m’a forcé  à rester totalement concentré et peut être à effectuer mon meilleur vol depuis mes débuts !».

Il poursuit : «l’euphorie m’a même fait hésiter après mon atterrissage à remettre les gaz pour recommencer!».

 

 

 

Quand nous vous parlions de l’adrénaline….😂

Paul Henri et Laurent, encore bravo et bonne continuation à vous deux !

Vol partagé: Kevin et Guy aux manettes!

Le désir de vol est resté bien présent, malgré la situation sanitaire. A tel point que la première opportunité fut la bonne ! Le club a bien une rubrique « vol partagé » sur son site de résa, mais peu d’inscrits.
Alors Kévin, lorsqu’il eut l’idée d’un vol Tallard Carpentras Vinon Tallard, le proposa en mailing et trouva son partenaire de virée ! Guy répond présent et la manip s’enclenche.

 

 

 

 

 

 

 

 

Depuis Vinon sur Verdon, La présidente d’honneur de l’aéroclub Cadarache Provence, Françoise Humbert, ainsi que Luc Torreblanca et Gérard Legrand rejoignent Kévin et Guy en DR400 F-GCAA à Tallard, puis décollage à deux machines vers Carpentras pour un déjeuner original au restaurant du club,      le  31.

 

 

 

 

 

 

Re décollage vers Vinon pour une visite des installations et rencontre avec les membres !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

D’un simple vol partagé, cela se finit en sortie interclubs !

Puis retour vers Gap via Serre-Ponçon. Merci à Kévin pour l’initiative de l’opération et Guy pour la réactivité ! Kévin, le club compte sur toi pour la prochaine organisation !

 

Lâcher solo à Tallard: attention au baptême humide…

L’aviation a un peu plus d’un siècle, mais n’a pas attendu très longtemps pour inventer quelques pratiques , ou le plus souvent, reprendre d’anciennes traditions. Certains disent que l’on monte à gauche dans un avion en rappel des chevaliers grimpant sur leurs fringants destriers, épée oblige. Le water salute est aussi une pratique généralisée à l’arrivée d’une nouvelle machine, à l’ouverture d’une ligne ou le départ en retraite d’un commandant de bord. Comme cela se pratique aussi en marine.

L’entrée dans le monde aéronautique s’accompagne de quelques bizarreries, les « pots » de remerciements de l’élève à son instructrice/teur et à son club sont les plus fréquents. A l’Aeroclub Alpin, une sorte très particulière de water salute se développe depuis quelques années. Lors du lâcher en solo, l’instructeur, voire le chef pilote… et ses sbires fourbissent leur arme lorsque l’élève, tout à sa béatitude d’avoir réussi l’exploit de ramener l’avion, roule sur le tarmac jusqu’au club. Innocent, il sort du DR400 avec l’air du gars ou de la fille qui a traversé l’Atlantique… cherche des regards admiratifs… et ne trouve qu’un gusse lui courant derrière avec un seau d’eau…

C’est l’aventure arrivée à Jean-François Blanc dimanche 30 mai ! Jean-François, élève de Sidonie Ohlmann, a eu la joie et la surprise de constater que nul besoin de camion-pompes du SDIS de Gandière pour arroser notre nouveau lâcher de l’année.

 

 

 

 

Avec beaucoup d’honnêteté, Jean-François est revenu sur ce premier solo, où l’humidité était déjà au programme…: « La tour me mettant en attente, j’ai repassé en boucle le dernier tour de piste que je venais de faire avec Sidonie, et là, ni une ni deux, je me suis retrouvé trempé ! Être seul dans le cockpit est une drôle de sensation ! Surtout quand on déroule ses check-lists à voix haute et que seul le moteur nous répond ! L’impression de liberté est quand même de courte durée !  »

Au final …  « on est stressé avant, très pendant, et heureux d’avoir réalisé ce à quoi son instructeur nous a préparé et ainsi donné toutes les armes pour réaliser le rêve d’Icare…  »

Jean-François a démarré sa formation l’an dernier, héritant des pires conditions  de progression, entre confinements et mesures ne favorisant pas la convivialité chère au club. Mais, à cœur vaillant… il a poursuivi, bien aidé par son  instructrice Sidonie, qui, libérée des commandes de son triple 7,  a pris en main la progression de Jean-François et a assisté au water salute à la tallardienne…

Bienvenue Jean-François dans le petit monde des personnes ayant volé seuls à bord ! Bonne suite de formation et rendez vous pour le brevet !

Challenge Scotto Turina: le rallye de l’amitié.

Un aéroclub, comme la plupart des associations, c’est une grande famille.                        Vous avez ceux qui bossent, ceux qui profitent de l’air du temps, ceux qui ne font que passer, puis vous avez les dirigeants qui font tourner la boutique, les petits jeunes qui en veulent, les confirmés placides et sûrs de leurs compétences, d’autres plus discrets et à l’écoute. (Serge Boichot  raconte cela très bien dans « mémorables moments d’un instructeur » chez Cepadues).

Et vous avez, au dessus de tous, les Historiques. Eux-mêmes ont du mal à se souvenir de leur année d’arrivée au club, non pas à cause d’une quelconque défaillance de leur mémoire, non ! Mais tout simplement car cela fait très très longtemps… (1963 pour Robert!)

Ils ont vu passer, parfois telles des étoiles filantes, quantités de pilotes, d’élèves pilotes, des charters si on peut dire ! Mais eux sont toujours là !                                                                       A l’Aéroclub Alpin, trois de ces phénomènes ont animé ces 30 à 50 dernières années. Vincent Scotto, Denis Turina et Robert Huet ont la particularité d’avoir été tous les trois au service de la France, aviateurs et marin, tous les trois pilotes de pointus, ces fers à souder qui déchiraient le ciel et nos oreilles en vol à très basse altitude. Vincent et Denis sur Mirage III, dans l’Armée de l’Air, Robert, marin sur Crusader.


Et le club de demander à nos trois illustres  mais discrets amis de parrainer deux opérations du club ! L’automne verra Robert remettre le «Challenge Robert HUET » lors du célèbre concours d’atterrissage. Un spécialiste de l’accrochage du brin d’arrêt sur un porte-avion gigotant parrainant une amicale compétition sur DR400…

Le week-end dernier, le premier « Challenge SCOTTO TURINA» eut lieu à Tallard !           La météo avait bien décidé de compliquer l’affaire mais la ténacité paie ! Vincent et Denis donnent donc leur noms à ce challenge. Ils volaient par tous les temps à très basse altitude, et le rallye aérien s’est naturellement dégagé comme support de ce challenge. Le DR400 n’est pas le Mirage III… mais l’exercice de chercher et trouver des points tournants et quelques lieux mystères n’en était pas moins difficile.

La météo a repoussé le rallye de 2 semaines, passant de 9 à 6 équipages, pilotes et navigateurs, confirmés ou élèves, certains motivés à fond, d’autres en mode balade ! Tout d’abord, un grand merci à vous toutes et tous, vous qui avez accepté la prise de risque d’inaugurer une première, de partir dans l’inconnu d’une courte (50min env) navigation autour de Tallard et Sisteron.

Ce samedi 29 mai, les équipages sont arrivés tôt, prenant leurs consignes au fur et à mesure, traçant leur nav, calculant leurs temps de vol, se répartissant le boulot. La tension était palpable, l’enjeu d’importance !

Vous avez respecté les consignes de sécurité, aériennes et sanitaires, vous avez joué le jeu, et peu importe que certains aient hésité, tourné, re hésité……la géographie locale ne favorise pas les grands espaces dégagés, vous avez eu beaucoup de mérite ! Le routeur avait trouvé des villages cachés derrière les montagnes, des piscines vidées de leur contenu ou des cratères (oui en haute provence il y en a de nombreux,..!) introuvables ! Pardon…maxima mea culpa…!

 

St Genyès.

 

 

 

 

 

Le pont de la Reine Jeanne sur le Vançon

 

 

Sourribes

 

 

Un cratère…du Jabron!

 

 

 

 

 

Eourres

 

 

Orpierres.

 

Comme dans tout concours, un équipage vainqueur fut trouvé ! Leur précision, leur motivation et un peu de chance aussi probablement ont permis à David Julien et Raouf Hammami

de trouver les photos de 5 points tournants et les 2 photos bonus ! Le traçage de leur carte était aussi très précis.

 

 

Bravo à vous deux, vous êtes tenus de remettre votre Challenge Scotto Turina en jeu, la concurrence est prévenue, seule la haute précision mène à la victoire ! Très brillants compétiteurs, Kevin Frausti /Alexis Thermed et Amar Hidoud/Serge complètent le podium.

 

 

 

David, très jeune élève pilote et Raouf, encore très jeune PPL expérimenté, entourent les toujours très jeunes Vincent Scotto et Denis Turina !

 

Le routeur/organisateur/rédacteur remercie tout particulièrement Robert, Vincent et Denis d’avoir accepté ces parrainages, et en particulier Robert qui, à la dernière minute, a remplacé une défection, Alain pour l’intendance parfaite, Denis Potard pour son aide précieuse dans la réalisation du rallye et la remise en état de vol des machines, et Serge pour la validation sécurité de l’opération.

Le soleil était de la partie, la convivialité et le sourire de toutes et tous ont donné au déjeuner un air de vrai redémarrage des activités communes. À très vite pour d’autres aventures aériennes !

Vive le printemps, le retour des beaux jours, et des succés!

Depuis quelques jours, à l’Aca, nous ne pouvons plus nous vanter d’avoir 14 élèves en formation PPL…Oui, le temps passe, les élèves approchent tranquillement de la fin de leur cursus, la météo un peu capricieuse ces derniers jours ne les freinent plus et les réussites tombent!
Louis Fabien, formé par le FI/FE Jean-Pierre Antonpietri, a réussi dimanche 23 mai , son brevet PPL, testé par Serge. Bravo à toi Louis, dont nous avions suivi le lâcher  et tes premières réussites l’an dernier ! Continue à voler prudemment et à prendre de l’expérience ! Le club est toujours à tes côtés. Louis est dorénavant équipé pour tous le métiers de l’aérien. En effet, en BTS maintenance aéronautique chez Polyaero à Tallard, il aura toute latitude à exercer ces talents où il souhaitera. Louis est aussi titulaire du BIA, sa vocation pour les choses de l’air ne datant donc pas d’hier…

Louis, aux commandes du DR400 , au redécollage  de Cannes Mandelieu lors de son test, au dessus du golfe de la Napoule, puis transit côtier…il y a pire endroit pour passer et réussir son PPL, n’est-ce pas?
Autre réussite, Amar, émérite vélivole depuis de longues années, vient de valider sa 150nm avion, ça sent fort le test dans quelques semaines !

Et pour compléter la série, Sebastien, première nav solo bouclée!
Ah oui au fait , tout ça aujourd’hui 23 mai 2021!
Quand on vous dit qu’il fait bon voler dans les Hautes Alpes, à l’Aca…!

Facebook