Le Dauphiné Libéré parle de nous.

La presse quotidienne régionale, notre bon vieux Daubé, parle de nous ce jeudi 6 janvier, pour saluer nos réussites en 2021. Notre star David, dernier breveté de l’année ( nous n’oublions pas la qualification Vol de Nuit du hibou Denis V) en majesté dans son DR400 ZP, encore enfariné après la célébration de son brevet…!

Montagne de Bure : une ouverture sur l’Univers.

Mi-décembre à l’Aéroclub Alpin, comme dans beaucoup de clubs en France, on se demande toujours vers quelle destination se tourner. Les envies proposent, et la météo dispose ! On en vient à refaire toujours un peu les mêmes vols, un petit tour vers Serre-Ponçon, Sisteron, voire vers les Écrins. Vers Grenoble, ça parait bien aléatoire, le sud pas forcément clément non plus, la vallée du Rhône et son Mistral…Enfin, pour être franc, il fait très beau ici… c’est ailleurs que c’est compliqué! A Gap, on a de sacrés problèmes de choix ! Une autre solution, lever le nez…pour visiter le massif le plus proche de Gap !

Un vol en particulier reste toujours mémorable, peu importe la saison. C’est de monter (en avion, vous me direz, on descend rarement en début de vol…😂!) sur le pic de Bure.

La falaise, à droite derrière l’aile. Droits réservés aca2021
Le plateau, abordé par le nord-est, bien pris dans les nuages ce jour-là! Droits réservés aca2021

Massif du Dévoluy, au Nord-ouest de Gap, une falaise mythique, une montagne que l’on voit depuis la traversée Corse/continent, avec son fameux profil d’humain, vu depuis le Sud.

Ce pic comporte à son sommet ( 2500m) un plateau où a été installé, dans les années 80,  un observatoire astronomique reconnu dans le monde entier. L’Institut de RadioAstronomie Millimétrique ( toujours étonnant de parler de millimètre pour explorer les confins de l’Univers…), l’IRAM donc (basé à Grenoble et intégré au consortium international Évent Horizon Télescope) gère un interféromètre millimétrique composé de 12  paraboles, appelé NOema (NOrthern Extended Millimetric Array) depuis 2014.

Ces paraboles de 15m de diamètre sont synchronisées pour observer un point précis de la voûte céleste. Un ordinateur extrêmement puissant va corréler les signaux des ondes millimétriques (1,3mm soit 230 gigahertz) pour produire des images exceptionnelles. Bure est l’observatoire, avec un autre télescope de 30m, qui a permis de révéler la première image d’un trou noir, en 2019.

L’avion réservé, la météo semble clémente car nous voulons y faire quelques images…mais en lumière visible! 120cv à deux, température polaire, on en peut pas espérer un taux de montée dingue, mais cela nous permet de longer les parois abrupts de ce massif, à la recherche de la moindre pompe, au soleil de ce milieu d’après midi, à l’écoute 130.00, la fréquence montagne.

Montée à Bure, la vallée de Rabou. Droits réservés aca2021

 

 

 

Deux-trois allers retours en face sud le long de ces éboulis, où s’accrochent les premières neiges, permettent d’aborder en toute sécurité le plateau sommital, tout en évitant les câbles du téléphérique et des remontées mécaniques de la station de Super Dévoluy. L’air est dense, si stable que nous avons l’impression de voler dans du coton.

NOema, au sommet de Bure. Droits réservés aca2021
Noema, et son rail orienté est-ouest. Droits réservés aca2021

Les mots n’ont que peu de sens lorsque l’on découvre ce site vu du ciel.

Serge a armé son IPhone 12 et nous tournons autour de NOema, bluffés par la majesté de cet endroit, émus par la lumière irradiant les antennes, admiratifs de l’intelligence déployée par l’espèce humaine à développer de tels instruments, conscients de notre chance de piloter une machine nous permettant la téléportation en quelques minutes depuis notre vallée 6000’ plus bas.

Plateau de Bure, avec Céüse en arrière plan. Droits réservés aca2021

Serge me guide pour tenir un rayon de virage constant, enrouler le site et ainsi produire un film réussi.

Quelques clichés supplémentaires, puis cap à l’est pour longer la falaise calcaire de 600m de haut, falaise (TD+!) où ont bataillé René Desmaison, André Bertrand et Yves Pollet-Villard 3 jours entiers , en 1961.

Plein riche, phares allumés, 119.10, nous plongeons vers Gap inondée d’une lumière rasante vers le point Novembre, avec des étoiles plein les yeux, rêvants de trous noirs et d’exploration spatiale vers des mondes inconnus ! 

Vol à voile : Un balcon sur les Alpes

Christoph Wagner, un de nos adhérents d’outre Rhin, plus exactement de l’ouest de l’Allemagne, nous a fait passer quelques unes des très belles photos prises au cours de ses vols depuis Tallard, aux commandes de son planeur.  10000 kilomètres, 175 heures de vol… bravo et merci !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dernier envol de Vincent : hommages et souvenirs #2

Vincent Scotto di Vettimo nous a quitté il y a peu. Cette nouvelle a bouleversé le club où Vincent était si apprécié. Nous vous proposons de lui rendre hommage au travers de quelques pensées et souvenirs.

Alain Bondon, le président de l’Aéroclub Alpin, s’était exprimé au cours de la cérémonie, le jeudi 27 Novembre 2021, à Gap.

 

 » Salut Vincent, salut l’ami,

Nous sommes réunis aujourd’hui pour toi, amicalement, fraternellement car pour toi l’amitié, la fraternité ne sont pas de simples mots, ce sont des valeurs coutumières  dont tu faisais usage. Tes qualités humaines ne s’arrêtent  pas là. tous les élèves qui t’ont été confiés peuvent en temoigner : Vincent sait être patient, nous écouter, nous conduire là où nous devons aller…

Il est vrai que son expérience aéronautique lui conférait une parfaite maitrise de la discipline à laquelle il apportait des compétences pédagogiques incontestables. Chevalier de l’Ordre National du Mérite, titulaire de la médaille de l’Aéronautique, il totalisait plus de 12000 heures de vol.

Entrée dans l’Armée de l’Air en 1952, il obtint son brevet de pilote de chasse 3 ans plus tard…au Canada. Il fut l’un des tous premiers à voler sur Mirage, prestigieux avion de l’epoque.

Je ne m’étendrais  pas sur ses compétences techniques, qui ont fait de lui un pilote et un instructeur hors pair. Son parcours en est le témoignage.                                                        Chef Pilote de lAéroclub Alpin à partir de 1990, il a mis ses qualités au service de notre communauté pour le plus grand bonheur des nombreux pilotes quil a formés et qui lui vouent une éternelle reconnaissance.

Personnellement, en arrivant à Gap, jai découvert lhomme qui ma fait connaître le vol en montagne. En provenance du Berry, là où la montagne la plus proche ressemble aux coteaux de Sancerre, jai tout de suite pensé que javais affaire à un autre type de pilote que ceux que javais connus jusque là. Et Vincent avait cette faculté de vous mettre immédiatement à laise pour surmonter ce que lon pouvait éprouver comme difficulté majeure.                                                                                                                                                   Je me fais dailleurs linterprète de tous les pilotes de montagne, réunis autour de lASVM et de lAFPM, associations auxquelles Vincent adhérait, pour saluer son engagement auprès de ces institutions.

Je me souviens de lun ses nombreux élèves, polonais, issu de la Légion Etrangère, qui avait obtenu une bourse de reconversion pour passer le brevet de pilote afin de pouvoir rejoindre son pays dorigine avec un bagage significatif. Vincent la pris en charge, sans aucun état d’âme, pour mener à bien son objectif quil voulait réaliser en quelques mois avant de rejoindre sa famille. Il a réussit bien entendu et il pouvait en être fier car ce challenge n’était pas gagné davance.

A partir de 2007, il entame une autre carrière, celle d’écrivain. Pour notre plus grand bonheur,
il nous fait partager sa vie. Et avec Vincent on partage tout, les
évènements, heureux ou malheureux, ses émotions, la vie quoiVincent était un perpétuel amoureuxamoureux de la vie, amoureux des gens auxquels, souvent, il ne savait rien refuser. C’était peut-être là son seul défaut.

Comme la écrit Serge Boichot, Vincent fut une source dadmiration et dinspiration.

Oui Vincent, nous nous inspirerons toujours de ton modèle de vie.

LAéroclub Alpin te doit une reconnaissance infinie.                                                                    Ce nest pas un adieu, Vincent. Tu resteras gravé dans nos mémoires et surtout dans nos coeurs. Tous ses membres sassocient à ta douleur, Uta, à celle de tes filles et de tes proches.

Salut Vincent, on ne toubliera jamais.

L’école des hiboux : une qualif’ de plus !

Nous avons évoqué récemment l’école des hiboux, amicale structure de formation au vol de nuit montée par Serge Boichot, au sein de l’aéroclub alpin .                                                   Cf Après l’école des sorciers… l’école des hiboux !

Serge a donc fait un nouvel adepte au vol après le CS+30 ! Denis Verchėre a réussi son test lors d’un vol entre Tallard,  Avignon, Béziers, Montpellier, puis retour de jour à Tallard.

Bravo Denis ! Bons vols !

 

Super Dévoluy : un terrain de haute montagne

Patrick nous a fait parvenir, juste avant les premiers flocons de la semaine dernière, deux magnifiques photos du Socata Rallye Morane-Saulnier 893 F-BVHR ( nommé comme ça, ça fait sérieux!) posé sur l’altisurface de Super Dévoluy.
Comme dit Patrick, « ce vénérable Rallouzzz…! » fait le job dans nos montagnes aux terrains parfois très caillouteux… Malgré son âge, il reste un avion excessivement agréable à piloter, très stable , plutôt vif aux ailerons, pas vachard pour deux sous si on reste dans les clous, et à la verrière si pratique pour les photos en vol.                                                                     Super Dévoluy est une des stations de ski ( et de sports de montagne toutes saisons) de l’Ouest des Hautes Alpes, située dans le massif ….du Dévoluy ! Ce massif calcaire entre Gap et Grenoble est réputé entre autres par ses cavités souterraines , les chourums, accessibles aux spéléologues, mais aussi par son réseau de radiotélescopes, sur le plateau de Bure, constituant un interféromètre de très grande qualité, NOEMA, réputé mondialement, géré par l’Institut de Radioastronomie Millimétrique, l’IRAM.

L’altisurface de Super Dévoluy est située au cœur de la station de ski.                                     Elle dispose d’un chalet d’accueil, propriété de l’AFPM, l’association française des pilotes de montagne.

(reproduction de la fiche terrain, amicalement fournie par l’AFPM, mais NE PEUT SERVIR de préparation à une navigation vers Super Dévoluy. Merci de prendre contact avec l’AFPM et/ou des instructeurs montagne).

Bref, un rallye, une montagne magnifique, un terrain bien connu, un instructeur qualifié montagne, et bienvenue dans le Dévoluy ! ( Jetez un œil aux webcams ci-dessous, la neige est là !).

Webcams de Super Dévoluy

 

 

 

 

 

 

 

Dernier envol de Vincent : hommages et souvenirs #1

Vincent Scotto di Vettimo nous a quitté il y a peu. Cette nouvelle a bouleversé le club où Vincent était si apprécié. Nous vous proposons de lui rendre hommage au travers de quelques pensées et souvenirs.

Laissons la parole à Boris Achard pour ce premier chapitre :

 » En cette fin de journée d’automne, les derniers rayons de soleil se faufilent sous un délicat manteau nuageux, laissant scintiller les neiges de l’Atlas.

Immuables, dressés au cœur des terres ocres Marocaines, les djebels offrent une expérience visuelle inouïe en ces temps si désenchantés…

Nous quittons Casa radar pour contacter Agadir, après 3 heures de vol il est temps de franchir la frontière occidentale du monde connu qui se dresse devant nous.

Dans les dernières lueurs du jour, nous descendons au plus près des reliefs sableux, on distingue la campagne Marocaine et ses innombrables bleds.

A l’horizon, enfin, les lumières de la piste se confondent aux étoiles fraichement révélées par la nuit.

Dans l’ivresse de la vitesse se dévoile enfin Agadir et ses souks, l’une des nombreuses destinations de l’aviation militaire Française.

J’étais loin de m’imaginer à 15 ans, après mon lâché sur DR400, que dix années plus tard, je survolerai en A320 les dunes nord africaines, comme l’avait fait auparavant au même âge, celui qui fut mon instructeur.

La vie révèle parfois de belles coïncidences… Coïncidence ?

A la mémoire de Vincent Scotto, un ancien de la chasse qui forma un futur de la ligne.

Merci pour ton enseignement au sein de l’aéroclub Alpin et surtout… Merci pour ta patience.  »

B.A

Après l’école des sorciers… l’école des hiboux !

N’y-a-t-il pas quelque chose de magique dans le décollage d’un DR400, les filets d’air collés au profil par une invisible sorcellerie ? Mais un atterrissage de nuit, à Montpellier, en tagazou à pédales ne serait-il pas à ranger lui aussi dans les actes difficilement explicables ?

Serge, notre toujours jeune ( ! ) et dynamique chef-pilote (oui, j’ai une clause de flatterie envers Serge, et de temps en temps il me nourrit de côte de bœuf ! c’est le deal… ) bref, Serge décide chaque automne de réactiver sa bande de hiboux, des pilotes nyctalopes aux yeux riches en batônnets !  C’est aussi une façon de remettre sur l’ouvrage la post-formation PPL en emmenant derrière lui, enfin, à ses côtés, nos adhérents attirés par les émotions d’un vol nocturne et le désir de continuer à progresser dans leur pilotage ! C’est surtout un moyen d’oublier les tours de piste locaux et les vols au dessus de Serre-Ponçon !

Préparer son vol comme une mission (pas le droit à l’erreur, la nuit), partir à la tombée du jour depuis LFNA, courir après le soleil vers l’ouest sans jamais le rattraper, viser Valence enfin dans l’ombre,  puis Avignon, Béziers via Montpellier et son féérique transit côtier, et sa finale un peu  » aquatique  » au dessus de l’étang de Mauguio.

Retour en vol en images et vidéos avec Echo Tango et la bande des hiboux, composée cette nuit de Marion et Denis ! Pour commencer, l’Isle sur Sorgue…  » -Serge, ce n’est pas du vol de nuit, c’est du vol de lune ! « 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aligné 35 LFMV Avignon.

Dirigeons nous vers Montpellier. La Grande Motte, la Méditerranée à gauche, les étangs en arrière plan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 » – Montpellier , FGDET, flight Alpha Charlie Alpha Airlines 001, Transit 244,  2500′.  »    GPS à bord, pas indispensable mais sacrément utile.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au large de Sète (survol maritime de nuit, gilets et canots à bord car l’eau est froide ! ).

 

Puis le Cap d’Agde.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Béziers, finale 27.

Béziers, changement d’équipage… seuls sous les étoiles… c’est beau, un tarmac, la nuit !

Puis retour Montpellier, papi nickel, pas le droit de poser avant le seuil, le terrain est coté à 5m… et avant, c’est l’étang !

Le vol de jour, c’est bien ! mais le vol de nuit, c’est encore mieux ! Sérénité des radiocomm, l’impression que le contrôleur n’est là que pour nous, douceur de l’air, concentration aiguisée, sens exacerbés, magnifique ambiance…

Chapeau aux sorcières et sorciers du vol de nuit ! Mais ne dit-on pas que le hibou est le compagnon des sorciers ? Alors tout s’explique !

PPL : David termine sa formation !

Le 25 juillet 2020, nous vous avions fait part dans ces pages d’un des événements de l’été dernier, le lâcher en solo de David Julien, qui plus est, le jour de son 16 éme anniversaire, par son instructeur, notre chef-pilote Serge Boichot !

Oui, l’an dernier, avec le retour des vols, le lâcher de David nous avait donné le moral ! Un très jeune homme, sympathique, ouvert, passionné, titulaire du BIA, qui se donnait les moyens de faire vivre son rêve, voler, ça nous donne, à nous, bénévoles de club, l’idée que nous avons raison de nous investir chaque jour !

 

Cela donne le moral aussi à son instructeur !

Donc un lâcher à 16 ans pile, trop bien !

Puis nous avons pu découvrir une vraie personnalité, toujours prêt à faire la blague, à honorer ses collègues élèves ppl du traditionnel water salute alpin… toujours prêt à venir donner un coup de main pour le club… bref, comme on aimerait en avoir plus souvent !

Donc félicitons David pour son test passé sur F-GDET et réussi samedi 13 novembre, testé par Frédéric Louette !

 

 

 

 

Laissons quelques lignes à ce jeune homme :

 » C’est avec une joie énorme que j’écris ces lignes. 2 ans c’est le temps qu’il m’aura fallu pour concrétiser cette magnifique formation de pilote privé. Une formation qui m’en aura autant appris sur l’aviation que sur moi même. Piloter et devenir pilote est un rêve que j’ai encore du mal à réaliser. J’adresse tout mes remerciements à mes parents sans qui cette formation n’aurait pas été possible❤️. Ainsi qu’a mon Instructeur Serge, mon examinateur Frédéric, Hélène notre secrétaire et notre rédacteur en chef François.
Comme beaucoup me l’ont dit ce n’est pas la fin, c est le début 🛫🛫
Merci a tous.  »

Bravo David, reste comme tu es, et vole prudemment !                                                                La météo n’étant pas propice au water salute, nous avons inauguré le flour salute…

Juste un petit mot pour féliciter Serge, nous n’arrivons plus à tenir les comptes de ses élèves brevetés depuis presque 30 ans au club. Une persévérance, une assiduité rares. Pour 2021, David est le 7ème brevet, 6 PPL et 1 LAPL, grâce l’équipe de 11 FI gérée par Serge, une vraie réussite, et une belle satisfaction pour tout le club.

N’oublions pas de remercier  les testeurs de tous ces candidats, Frédéric, Jean-Pierre, Xavier, Serge.

Cool, tout cela non ?

 

 

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